Risque cardio-vasculaire global
Facteurs de risque cardiovasculaires, que peut-on en dire?
Certains comportements de notre vie de tous les jours et certaines petites anomalies de notre état de santé augmentent notre probabilité de faire un problème cardiovasculaire à plus ou moins long terme. Ces comportements et ces anomalies ainsi que certaines particularités individuelles constituent ce que l'on appelle des facteurs de risque cardiovasculaires.
Il est possible de corriger la majorité des facteurs de risque
La liste des facteurs de risque cardiovasculaires est longue et contre certains d'entre eux nous ne pouvons hélas rien. Il en est ainsi de l'hérédité familiale, de l'avancée en âge, de l'appartenance au sexe masculin ou encore de la survenue de la ménopause, autant de situations ou événements que nous ne pouvons pas modifier.
Fort heureusement pour nous, il existe en revanche des facteurs de risque qu'il est en notre pouvoir de corriger pour diminuer notre risque cardiovasculaire. Les plus connus et les plus dangereux sont le tabagisme, l'élévation de la pression artérielle, l'augmentation du taux de cholestérol, le manque d'exercice, l'excès de poids et les anomalies du métabolisme du sucre sanguin dont la forme la plus aboutie est l'existence d'un diabète.
Association de malfaiteurs
Chacun des facteurs de risque pris isolément est capable de majorer la probabilité de problèmes cardiovasculaires d'un individu. Mais il faut surtout savoir que c'est lorsque plusieurs de ces facteurs sont présents, même de façon peu prononcée, que le risque est le plus majoré. Que quelqu'un qui présente deux facteurs de risque ait une probabilité de problèmes cardiovasculaires que quelqu'un qui n'en présente qu'un n'étonnera personne. Mais il est en revanche plus étonnant, mais hélas vrai, que quelqu'un qui est "un peu" trop gros, qui fait "un peu" de cholestérol et dont la pression artérielle est "un peu" trop élevée a, dans la majorité des cas, un risque cardiovasculaire beaucoup plus important que quelqu'un qui présente une seule de ces anomalies de manière plus prononcée. Il s'agit d'une illustration parfaite de l'adage "L'union fait la force"!
Au-delà du risque coronaire
Le plus souvent lorsque l'on parle de facteurs de risque, on pense au risque d'infarctus et donc au risque de problèmes au niveau de la circulation coronaire. Cela est vrai, mais cela n'est pas tout. Les facteurs de risque cardiovasculaires ont une influence sur la survenue d'autres problèmes, en particulier les attaques cérébrales.
La correction des facteurs de risque modifiables concerne tout le monde, mais il est clair que les sujets qui ont déjà des facteurs de risque non modifiables sont encore plus concernés s'ils veulent compenser l'impact de ces facteurs non modifiables.
Une situation qui appelle à une reprise en main
En Belgique, parmi les sujets de 15 ans et plus, il y en a environ
- 1.200.000 dont la pression artérielle dépasse 140/90 mmHg et probablement autant qui sont dans la même situation, mais qui ne le savent pas.
- 250.000 qui ont un diabète de type 2 et probablement autant dont le diabète est méconnu
- 3.300.000 qui sont en surpoids ou franchement obèses,
- 2.800.000 qui fument tous les jours,
- 3.200.000 à 5.400. 000 qui n'ont pas suffisamment d'activités physiques.
Conséquence de cette situation peu réconfortante, en dépit des indéniables progrès de la médecine, les maladies cardio et cérébrovasculaires restent le fléau numéro 1 en Belgique, responsables annuellement de plus du tiers des décès. Et dans 10% ces cas, ces décès frappent des sujets de moins de 65 ans. Clairement la mise en évidence des facteurs de risque et leur correction systématique est une nécessité absolue.
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